• Icare

    L'envol de l'oeil

    Tirage Baryté
    Format 100cm x 100cm

    Contre collage Dibond 2mm
    Format : 100cm x 100cm

    Encadrement caisse américaine magnétique en chêne massif
    Format : 104,5cm x 104,5cm

    Tirage Baryté
    Format 100cm x 100cm

    Contre collage Dibond 2mm
    Format : 100cm x 100cm

    Encadrement caisse américaine magnétique en chêne massif
    Format : 104,5cm x 104,5cm

    Depuis plus de 10 ans Gaël Hiétin enregistre au cours de ses voyages et passages dans différentes villes du monde des portraits de territoires, comme une cartographie fragmentée de ces lieux. Melbourne, Sydney, Los Angeles, New York …

    En procédant par vingt quatre lancers en hauteur de son appareil photographique, pour vingt quatre vues, captées durant trois secondes, il récupère ce que la rotation de l’objectif a enregistré. Vingt quatre témoins éclatés d’un espace temps aléatoire.

    Loin de « l’instant décisif » ; aligner l’œil, l’appareil et le sujet dans la même ligne de mire, et loin de la maîtrise du point de vue, qui identifie le regard photographique, G.H. met en place un concept objectif de la captation de l’espace. Ainsi il tente d’évacuer la signature, l’identité du regard, la charge psychologique, l’affect, que tout artiste inscrit dans son œuvre.

    La mise en danger de l’appareil par le double mouvement de l’élévation et de la chute, sollicite la virtuosité acrobatique du photographe. Elle participe au projet en inscrivant physiquement l’artiste dans sa procédure de travail.
    Trois secondes entre ciel et terre pour s’offrir la vue de l’ange, celle que les cinéastes et les photographes choisissent lorsqu’ils cadrent leurs sujets en vue plongeante, mais ici avant sa chute…

    Parfois l’artiste apparaît, saisi dans une posture d’attente, lorsque le hasard a décidé de l’autoriser à signer son œuvre. Un autoportrait sauvage, un fragment du moi dans un fragment du monde.

    « Icare » : identification du projet ? Mais peut être plus encore « Sisyphe» par l’éternel recommencement du geste, comme une tentative de refus de ce « moi » artiste photographe…. Mais finalement derrière cette dissimulation annoncée, cette tentative constamment recommencée de l’effacement, n’affirme t-il pas, plus encore, un « moi » auquel il ne peut échapper….

    Les photographies sont composées dans l’ordre chronologique des prises de vue, bord à bord, reconstituant une mosaïque éparse du lieu dans une unité plastique autonome.
    Ainsi la lecture devient globale associant chaque image dans une vibration optique d’ensemble. L’œil navigue de la partie au tout à travers une vision éclatée du paysage.
    Chaque photographie prend sens en se référant à celle qui suit. Comme dans le « cadavre exquis » des surréalistes l’enchaînement des images réinvente le paysage dans une nouvelle vision, par les rencontres fortuites des fragments de ciel, de terre, d’architecture, d’arbres, de rochers, de visages….

    Le format carré dans lequel se composent les séries thématiques favorise, par sa configuration géométrique, de multiples scénographies combinatoires. Ainsi, chaque recomposition amplifie et réactualise la perception de ces mosaïques d’images qui nous invitent au voyage dans un nouvel ensemble planétaire.

    Une aventure qui n’est pas finie et qui, peut être, ne fait que commencer…..

    Claude Courtecuisse

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